La congélation des embryons pose-t-elle des problèmes éthiques ou juridiques ?
Oui, dans le cas où les embryons congelés sont abandonnés ou deviennent orphelins. Les embryons surnuméraires congelés sont transférés dans les mois qui suivent la tentative s'il n'y a pas eu de grossesse après le transfert d'embryons frais ; ils sont donc très rarement abandonnés ou orphelins.
S'il y a grossesse, les embryons surnuméraires congelés sont destinés à être transférés dans un délai de 2 à 3 ans après l'issue de cette grossesse. C'est au cours de ce délai que certains d'entres eux peuvent être abandonnés par le couple qui ne désire pas une autre grossesse ou qui se sépare. La loi prévoit pour l'instant (car elle est révisable), s'ils sont abandonnés, qu'ils puissent être détruits (au bout d'un délai maximum de 5 ans), ou utilisés pour la recherche, avec l'accord de leurs géniteurs et de la Commission Nationale de Médecine et de Biologie de la Reproduction et du Diagnostic Prénatal, ou encore donnés à un autre couple, toujours avec l'accord des géniteurs.
D'autres peuvent être "orphelins" par suite du décès de la conjointe ou des deux membres du couple ; la loi prévoit pour l'instant qu'ils doivent alors être donnés plutôt que détruits.
Au total, ces embryons non réclamés sont peu nombreux, 1 à 5 % des embryons congelés. Mais sans la congélation, il y aurait encore plus d'embryons abandonnés : tous les embryons surnuméraires.
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