Quel comportement adopter en cas d'échecs ?
Dans les cas où la cause d'échec paraît à l'expérience hors de portée de la FIV ou de l'ICSI (très mauvais sperme, très mauvaise réponse ovarienne), le nombre de tentatives doit être limité à une ou deux.
Dans les autres cas, quand la cause d'échec est difficile à préciser exactement, il est scientifiquement impossible de prédire la réussite ou l'échec pour les tentatives à venir. Il n'y a rien d'étonnant à ne pas avoir de grossesse au bout de 3 ou 4 FIV avec transfert, car on a fort bien pu se trouver à chaque fois dans le cas n°2, où aucun embryon n'est viable (une femme n'en est pas pour autant une mauvaise "implanteuse").
La part d'aléatoire, c'est-à-dire la part des paramètres inconnus ou imparfaitement contrôlés, est considérable ; car on a pu souvent vérifier que :
- plusieurs traitements de stimulation identiques, chez la même femme, peuvent donner des résultats différents (en ovocytes, en embryons et en grossesse) ;
- plusieurs traitements de stimulation différents, chez la même femme, peuvent donner les mêmes résultats (en ovocytes, en embryons et en grossesse) ;
- que la même réponse en estrogènes (estradiol), follicules, ovocytes et embryons peut donner une
grossesse dans un cas et pas dans un autre (chez des femmes différentes ou chez la même femme d'une tentative à l'autre).
Chaque cas est donc un cas particulier et il appartient donc à chaque couple de savoir si sa motivation et sa résistance, physique ou psychologique, peuvent lui permettre de persévérer dans des limites raisonnables.
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