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    Categorie :
    Principal -> 12 - La grossesse après FIV / ICSI



    Question
  • Quand peut-on savoir s'il y a grossesse après une FIV / ICSI ?
  • Y a-t-il plus d'avortements spontanés dons les grossesses FIV / ICSI ?
  • Y a-t-il plus de grossesses extra-utérines après FIV / ICSI ?
  • Le taux de mortalité périnatale est-il plus élevé dans les grossesses FIV / ICSI ?
  • Y a-t-il plus de naissances prématurées après FIV / ICSI ?
  • Y a-t-il plus d'anomalies du développement après FIV classique ?
  • Y a-t-il plus d'anomalies quand la fécondation in vitro est faite par ICSI ?
  • Est-il possible de prévoir ces anomalies avant la naissance ?
  • y a-t-il plus de grossesses multiples après FIV/ ICSI ?
  • Les taux d'avortements spontanés, de GEU, de mortalité périnatale, de prématurité et d'anomalies congénitales sont-ils plus élevés dons les grossesses multiples ?
  • Peut-on provoquer ou début d'une grossesse multiple un avortement partiel ?
  • Y a-t-il en FIV des risques de vrais jumeaux ?

  • Réponse
  • Quand peut-on savoir s'il y a grossesse après une FIV / ICSI ?

    S'il n'y a pas de grossesse, les règles surviennent en moyenne 14 jours après l'ovulation (c'est-à-dire la ponction), comme en reproduction spontanée. Un test de grossesse peut donc être pratiqué après 2 ou 3 jours de retard de règles; s'il est positif, il y a début de grossesse, qui est qualifié de biologique.

    C'est seulement 1 mois après le transfert qu'un examen échographique peut objectiver la présence d'un ou plusieurs sacs embryonnaires (embryon et ses enveloppes) dans la muqueuse utérine. La grossesse est alors qualifiée de clinique.

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  • Y a-t-il plus d'avortements spontanés dons les grossesses FIV / ICSI ?

    Oui, mais ceci n'est pas dû à la technique. Environ 20 % des grossesses cliniques s'arrêteront spontanément, au lieu de 15 % dans la population générale.
    Cela tient en réalité aux caractéristiques de la population traitée : l'âge moyen des grossesses après FIV classique est de 34 ans contre 27 ans dans la population générale, or le taux d'avortements spontanés augmente avec l'âge (il est de 35 % après 40 ans) ; la proportion des femmes atteintes d'endométriose est plus élevée en FIV que dans la population générale, or c'est aussi un facteur d'avortement. Autrement dit, à âge égal et à pathologie identique, le taux d'avortements est le même en FIV/ ICSI et en reproduction spontanée.

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  • Y a-t-il plus de grossesses extra-utérines après FIV / ICSI ?

    Oui, mais cela n'est pas dû à la technique. Environ 4 % des grossesses cliniques FIV/ ICSI sont extra-utérines, contre 1 % dans la population générale.

    Cela tient en réalité aux caractéristiques de la population traitée. En effet, les GEU (grossesses extra-utérines) ne surviennent pratiquement que lorsqu'il y a altération des trompes, or 50 % des couples traités en FIV classique et un certain nombre traités en ICSI présentent cette pathologie, ce qui est une proportion bien plus élevée que dans la population générale (moins de 5%).

    Autrement dit, à pathologie identique, les risques de GEU sont les mêmes en FIV ou ICSI et en reproduction spontanée.

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  • Le taux de mortalité périnatale est-il plus élevé dans les grossesses FIV / ICSI ?

    Non. La mortalité périnatale englobe les morts in utéro (décès du fœtus après le 7ème mois), les décès lors de l'accouchement, et ceux des trois premières semaines après la naissance. Ce taux est de 2,4 % en FIV/ICSI, et il est à peu près le même dans la population générale.

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  • Y a-t-il plus de naissances prématurées après FIV / ICSI ?

    Oui. Et ceci touche tout particulièrement les grossesses multiples, qui sont bien plus fréquentes que dans la population générale.

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  • Y a-t-il plus d'anomalies du développement après FIV classique ?

    Non. Les taux d'anomalies du développement, d'origine chromosomique ou non, sont les mêmes en FIV classique et dans la population générale. Le taux d'anomalies d'origine chromosomique (par exemple, la trisomie 21) est dans les deux cas inférieur à 1 %.

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  • Y a-t-il plus d'anomalies quand la fécondation in vitro est faite par ICSI ?

    Le recul sur cette technique n'est pas très long actuellement. Mais, à l'heure actuelle, on peut dire qu'il n'y a pas plus de risques d'anomalies par rapport à la FIV classique. En revanche, les hommes atteints d'une hypofertilité sévère (qui est justiciable d'une ICSI) sont plus souvent (10 fois plus) porteurs d'anomalies chromosomiques dites équilibrées, ne conférant pas de malformations mais qui peuvent donner (dans 5 % des cas) des enfants avec de véritables anomalies.
    C'est pourquoi un caryotype est pratiqué avant une ICSI, dans le but de prévoir une amniocentèse (caryotype du fœtus) si l'homme est porteur d'une anomalie équilibrée.

    Les hommes atteints d'une obstruction du canal déférent sont souvent porteurs du gène de la mucoviscidose. Aussi, un test génétique est pratiqué chez lui et sa conjointe avant de programmer une ICSI, qui pourrait donner un enfant malade si les deux conjoints sont porteurs.

    Il est possible aussi que cette hypofertilité masculine soit d'origine génétique et donc que les enfants issus d'une ICSI se retrouvent plus tard, dans certains cas encore mal connus, dans la même situation que leur père.

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  • Est-il possible de prévoir ces anomalies avant la naissance ?

    Oui, dans une certaine mesure, comme dans n'importe quelle grossesse. Un examen échographique peut déceler bon nombre d'entre elles (pas toutes) ; la réalisation du caryotype après ponction du liquide amniotique ou du sang fœtal (sang du cordon) permet de déceler les anomalies chromosomiques ; cet examen n'est toutefois, pour des raisons économiques et pratiques, réalisé que chez les femmes dites à risque : celles de plus de 38 ans, celles dont la famille a des antécédents d'anomalies chromosomiques et celles qui, à l'issue de l'examen sanguin appelé "triple test", se situent dans la population présentant un risque augmenté.

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  • y a-t-il plus de grossesses multiples après FIV/ ICSI ?

    Oui, très nettement, surtout les grossesses gémellaires qui représentent environ plus de 20 % des grossesses, au lieu de 1 % dans la population générale ; les grossesses triples représentent actuellement 2 à 3 % des grossesses au lieu de 1 pour 10 000 ; la fréquence des grossesses quadruples et quintuples est de moins de 0,1 % au lieu de 1 pour 1 million. Elles proviennent des transferts multiples d'embryons ; on pourrait n'en avoir aucune si on transférait les embryons un par un mais ceci aurait l'inconvénient de faire chuter de beaucoup le taux global de grossesses. Ces taux de grossesses multiples tendent toutefois à baisser avec la pratique de la culture prolongée.

    Si l'on s'exprime en accouchements et non plus en grossesses, les taux d'accouchements triples sont plus faibles et les quadruples ou quintuples quasiment nuls ; ceci du fait de la réduction embryonnaire et aussi des avortements partiels spontanés.

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  • Les taux d'avortements spontanés, de GEU, de mortalité périnatale, de prématurité et d'anomalies congénitales sont-ils plus élevés dons les grossesses multiples ?

    La prématurité est plus fréquente et le taux de mortalité périnatale est légèrement plus élevé dans les grossesses multiples. Les taux d'avortements spontanés, de GEU et d'anomalies congénitales sont les mêmes que dans les grossesses monofœtales.

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  • Peut-on provoquer ou début d'une grossesse multiple un avortement partiel ?

    Oui. Mais cette pratique, appelée encore réduction embryonnaire, n'est qu'un pis-aller, pas toujours inoffensif, puisque dans 10 % des cas il y a avortement complet ; ce chiffre est d'ailleurs du même ordre si on laisse ces grossesses se dérouler sans intervention.
    Il faut aussi compter avec les problèmes psychologiques ou éthiques qui en découlent : elle n'est acceptée que pour les grossesses triples (ou plus) et à la demande des couples ; et de toute façon, chez les couples qui sont opposés par principe à la réduction embryonnaire, il n'est jamais transféré plus de deux embryons.

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  • Y a-t-il en FIV des risques de vrais jumeaux ?

    Oui, mais c'est une éventualité très rare.
    L'immense majorité des jumeaux, ou triplés, sont ce qu'on appelle des faux jumeaux (ou dizygotes) provenant du développement simultané de deux embryons transférés en même temps.
    Mais il existe, comme dans la nature, des vrais jumeaux (ou monozygotes) qui proviennent du développement simultané de deux embryons résultant de la division d'un embryon.
    Il semble même que ce taux soit plus élevé qu'en reproduction spontanée : 0,6 % contre 0,3 %.

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